Après une semaine, Gaea n'est toujours pas à l'aise dans la forteresse des Larmes de Stendarr. Mais il y a pire encore avec l'affaire Freyard : comme bien souvent, la compagnie est plongée dans une crise interne. Et la nibenaise n'a pas eu l'occasion de revoir Shaehia depuis le temps.
Bien que les murs hauts de la forteresse cachent la vue extérieure depuis le parvis du Temple, l'impériale traîne sur le pont en fixant longuement la chute d'eau pour tuer le temps.
Alors qu'elle s'apprête à entrer dans le Temple pour y retrouver Mère Anelaïce, un portail s'ouvre sur le parvis et un vieil altmer en sort. Il s'agit de Tobias que Gaea a eu l'occasion de brièvement rencontré l'année dernière.
Le vieil elfe malodorant vient suite à un appel de Maître Vidron pour discuter du cas Freyard avec Mère Anelaïce. Sur le coup, Gaea se dit que cette histoire risque de remuer la merde de l'autre jour. Elle l'informe par ailleurs que de défendre le bréton ne sera pas aisé.
Inquiète de ne pas voir Gaea, la prêtresse altmer sort finalement du Temple et constate avec surprise la présence de son vieux compatriote. Et autant dire que la prêtresse ne tarde pas à déchanter lorsqu'elle apprend les raisons et les circonstances de sa venue. Un agacement qui se décuple alors que Tobias prend la défense de son protégé tout en reconnaissant néanmoins certain torts.
Mère Anelaïce et Fridhilde finissent très vite par y voir du chantage affectif et comprennent d'où vient le trait de caractère têtu du bréton.
Face à cette nouvelle tension, Gaea prend la parole en rappelant dans un premier temps qu'elle est profondément attristée par cette situation. Car pour que Mère Anelaïce soit dans l'état dans lequel elle se trouve, le bréton a du franchir une ligne. Et le fait est que Jean-Luc fait parti des personnes l'ayant secouru l'année dernière lors de l'affaire de l'Etoile.
C'est aussi grâce à la prêtresse altmer que la compagnie existe toujours. Affirmant qu'elle est la meilleure chose qui soit arrivé à cette communauté et qu'elle est très aimée. Un départ des suites d'une tension aurait des conséquences catastrophiques. Concluant sur le fait que s'il est autant attaché au jeune bréton, le vieil elfe devrait le prendre avec lui et partir le temps qu'il se montre digne de revenir.
De son côté, Fridhilde suggère que si exclusion de l'enceinte il y a, Jean-Luc devrait travailler dans une ferme non loin pour se rendre utile.
Tandis que le vieil elfe s'entretient avec Jean-Luc, Anelaïce remercie ses deux camarades de prendre parti pour elle. Pour Gaea c'est plus difficile, mais son attachement pour la prêtresse et le bien-être du groupe passent avant tout.
Epuisée par cet entretient, la prêtresse se retire dans le Temple quant le vieil elfe émerge à nouveau. La nibenaise demande simplement à Tobias de respecter le souhait de la prêtresse de se retirer. L'affaire est donc suspendu.
Recherché par le Thalmor, Tobias se réfugie en Hauteroche. Prendre en charge Jean-Luc serait difficile pour lui, le bréton étant recherché par l'Alliance de Daguefilante. Il est donc déterminé à faire entendre raison tôt ou tard la prêtresse.
L'impériale reconnaît qu'elle aimerait que chacun face un effort de son côté. Mais il est sans doute trop tard et il faudra, avec un peu de chance, beaucoup de temps pour une réconciliation... Rappelant au passage que le bréton n'a pas seulement insulté de sorcière la prêtresse, et que la réaction de ce dernier est surement du fait de l'incompréhension et de la colère. Mais toujours est-il que le sort de fardeau que Jean-Luc a reçu en pénétrant le Temple était aussi une réponse à sa provocation alors qu'il avait été fermement invité à ne pas franchir la porte de l'enceinte sacrée.
Gaea pense aussi que ce qui a peut-être agacer la prêtresse est le fait que Jean-Luc ait voulu libérer une abbaye par appât du gain puisqu'il a reconnu que c'était un contrat qu'il a saisit*. Toujours est-il qu'une tête de gobelin décapitée dans un sac pour se faire pardonner était fort maladroit.
C'est alors que Jean-Luc se présente devant ses camarades. Leur demandant pardon pour son attitude l'autre jour. La nibenaise lui rappelle cependant que ses excuses doivent être tourner à l'attention de la prêtresse. Néanmoins Gaea et Fridhilde viennent aux nouvelles des blessures dont a fait l'objet le bréton suite à sa mésaventure à l'abbaye.
La nordique peine à entendre les belles paroles de Jean-Luc. L'impardonnable avec Shaehia est fait, et si le bréton prétend n'avoir jamais toucher un seul cheveux de la rougegarde, pourquoi cherche t'il tant à se faire pardonner ? Pour elle, c'est une question d'égo et elle apprécie mal que son camarade se cache derrière une question de bravoure atteinte.
Fridhilde et Jean-Luc s'emportent. Le bréton finit par insulter la nordique de mercenaire et ne comprend pas comment la compagnie peut recruter autre chose que des religieux. Gaea rétorque que la compagnie a toujours été ouverte à quiconque voulant faire le bien quelque soit sa nature.
Gaea appelle difficilement au calme, prenant au passage la défense de sa camarade nordique et rappelant au bréton qu'il n'est plus à Hatevoie**. Sur le coup, la nibenaise est agacée par Jean-Luc et reconnaît qu'elle va finir par faire abstraction de son soutient lors de l'affaire de l'Etoile.
Le bréton se retire après des échanges virulents. La nordique parvient à retrouver son calme, Gaea lui rappelant qu'il ne sert à rien de s'emporter. Cela ne ferait que contrarier la prêtresse si elle apprenait que Jean-Luc s'est de nouveau illustré.
Avant de partir, le bréton a supplié Gaea de faire remonter sa requête à la prêtresse. Voulant qu'Anelaïce lui impose un test de vigile de Stendarr***. Mais la nibenaise ne peut rien lui promettre.
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*Jean-Luc précisera qu'il n'a pas touché la prime. Voulant prouver sa foi, le bréton a saisi une opportunité en libérant une abbaye de ses occupants gobelins. Il a été capturé et torturé avant d'être libéré par des aventuriers passant par là. Purifiant finalement les lieux. Le bréton avait au préalable prévenu ses camarades par lettre, demandant du soutient qu'il n'a jamais reçu. Seul une personne de la compagnie a reçu la lettre... Une personne avec qui le dialogue était déjà rompu.
**Ancien capitaine de la garde d'Haltevoie (murs sud de la cité), il arrive que le bréton s'exprime avec autorité comme s'il était encore le commandant qu'il fut jadis.
***Il n'est pas question ici de l'ordre guerrier fondé à la suite de la Crise d'Oblivion en 3E 433. Le bréton cherche avant tout une épreuve pour démontrer sa foi.






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