jeudi 22 décembre 2022

Enquête : Naevius

Commandant,

A l'issu de mon enquête sur le légat Darius Naevius, vous m'avez demandé d'en profiter pour creuser sur la mystérieuse disparition de la Maison Naevius, jeune famille noble ambitieuse originaire de Bravil. J'ai lancé une enquête conjointe avec la Brigade d'ivoire pour ce qui est du récent domaine nibenais se trouvant au Bois noir.

La ferme familiale n'est plus depuis des générations. Quant au sinistre domaine de réputation se trouvant sur Bravil, celui-ci n'existe plus et s'est effondré des suites d'un incendie meurtrier. Il reste encore les murs des façades latérales et arrière mais l'intérieur abrite dorénavant des constructions précaire en bois à l'image du reste de la ville. Des constructions menaçant de s'effondrer à force de s'imbriquer les une par dessus les autres et aux connections hasardeuses. 

Le domaine du Bois noir, plus récent, est à l'état d'abandon. Nous avons du chasser les bandits qui y avaient élu domicile. Les lieux sont délabrés et ce qui servait de bains présente un trou béant dans le plancher qui s'ouvre vers l'extérieur. 
Les quartiers du patriarche Pausenius abritent encore d'anciens documents à peine lisibles. Notamment le fameux échange avec le légat Darius. 

Le domaine de la Côte d'or a connu un sort similaire. A la différence que ce sont des minotaures qui y ont élu domicile. Ces créatures ont trouvé l'abris parfait derrière ces épaisses murailles fortifiées.. Nous y avons envoyé un éclaireur mais l'intérieur semble saccagé. Un corps décapité planté sur une pique se dressait sur le balcon donnant sur la cour.

Qu'en est-il des membres de la Maison Naevius ? Nombre d'entre eux ont été assassinés dans ce qui ressemble à une vengeance autour des Semailles 2E 590. Ce qui correspondrait également à la mort supposée du seigneur Pausenius dont le corps a été découvert deux mois plus tard. Son corps présentait une forme de lacération au niveau du cou, des ongles arrachés et quelques hématomes. Son frère Darius lui est mort dans une campagne qu'il a lui même mené dans le Marais noir. On suppose que son corps a été abandonné sur le champ de bataille et qu'il a fini par se décomposer. 

Demeter Naevius, tuée par sa propre sœur en 2E 587, a été déterrée de sa tombe à un moment inconnu. Gaea Naevius a quant à elle été assassinée en 2E 588 suite à un congrès familial sur la Côte d'or qui a mal tourné. Marcellinus Naevius, patriarche des Naevius coloviens, est porté disparu depuis les tragiques événements survenus plus tôt dans l'année. Son conseiller loyal, Carantius, a lui aussi disparu et est présumé mort.

Une commandante et passionnée de la Légion impériale, Lycoris Naevius, a mis un terme à son service militaire. Elle est présumée morte lors du grand règlement de compte orchestré par un groupe inconnu en Semailles 2E 590. En parlant de ce groupe, nous craignions justement que d'autres familles impériales soient visées mais il n'en est rien depuis.

Lieutenant Kortav,
Milice colovienne

Jean-François de Coupeterre

Nom : Jean-François de Coupeterre
Race : Bréton
Sexe : Homme
Anniversaire : Inconnu
Âge : Inconnu (en 2E 590)
Faction : Citoyen de Coupeterre (anciennement)
Métier / archétype : Soldat, architecte, inventeur, artiste, ...


Jean-François de Coupeterre est le deuxième personnage one shot de la "trilogie des brétons" à être jouer. A l'origine prévu comme un personnage stupide et speed, la longue période sans RP m'a donné raison puisque j'ai pu donner plus de profondeur et d'intérêt au personnage même si ce n'est que pour l'espace d'une soirée. Le personnage de Henry Howard Holmes mis en lumière dans le jeu vidéo The Devil in Me de la série The Dark Pictures Anthology m'a inspiré dans le développement de Jean-François.

Jean-François de Coupeterre est un chevalier bréton autrefois au service de l'Alliance de Daguefilante. La guerre l'a amené à croiser le chemin avec la petite colonie colovienne de Coupeterre où il décide de s'installer après avoir été "séduit" par l'hospitalité des villageois. Parallèlement à son installation, des disparitions surviennent au village. Comme d'autres locaux, Jean-François pointe du doigt les bandits de Dague noire et propose son aide dans la traque des criminels. La traque ne donne rien.

Encore marqué par l'occupation des Dagues noires et l'isolement du à la guerre, Coupeterre bénéficie néanmoins d'un soutient bref avec les Etats coloviens. En gentleman, Jean-François décide de redynamiser la colonie en faisant bâtir une arène connectée à une immense auberge. Il imagine, planifie et fait construire cet imposant domaine mais renvoie systématiquement les ouvriers tandis que d'autres meurent "accidentellement". Le chantier n'avance pas et des ouvriers sont retrouvés assassinés. La plupart du temps, un ouvrier "ivre" est déclaré coupable et est arrêté pour le meurtre de ses camarades de chantier.

Désormais surveillé par les miliciens coloviens, Jean-François semble bien plus présent aux côtés des villageois pour qui il incarne le renouveau économique de Coupeterre. Le chantier peine à avancer mais les drames liés à celui-ci se sont calmés. En attendant la fin du chantier, le bréton propose à la vente des sacs de cuir qui auraient mis "mal à l'aise" les locaux.

En Soirétoile 2E 590, Jean-François fait part de son intérêt pour adopter des enfants à l'orphelinat détenu par les Larmes de Stendarr dans le Bois noir. Il arrive sur les lieux affamé, ayant vraisemblablement utilisé sa ration "comme d'une arme face à un khajiit sous influence de skooma en chemin".
Le bréton assure que le ou les heureux élus rêvent surement d'avoir un père "touche à tout", se qualifiant d' "architecte, inventeur, maçon, organisateur, aubergiste, artiste". Un profil qui suscite la jalousie, ce qui le pousse à chercher un ou des héritiers à son empire.
Jean-François se veut insistant sur certains détails. Désirant notamment savoir s'il existe un suivi des enfants et la durée de ce dernier. Méfiant, maître Vidron lui fait part de l'existence d'une prêtresse dévouée, aussi une "sorcière", qui lui imposera un sort en cas de maltraitance envers les enfants. Ce qui met mal à l'aise le bréton qui invite le vieux dunmer à se méfier de la sorcière : qui ne dit pas qu'elle a ensorcelé son entourage ? Après tout, on n'échappe jamais à sa nature. Mais cette histoire de pacte/sort refroidi considérablement le bréton qui décide de partir.

J'ai décidé de jouer ce personnage pour l'orphelinat des Larmes de Stendarr inactif depuis une longue période. L'objectif du personnage était d'atteindre l'enceinte de l'orphelinat sans évoquer le sujet des orphelins tant qu'il n'est pas bien installé, histoire de ne pas se faire éjecter dès le départ. Courtois mais aussi ignoble : "L'argent ne fait peut-être pas le bonheur, mais le bonheur ne rempli pas les assiettes, la preuve". J'ai emprunté cette citation à Abdé Maziane dans un piège de Guillotin. 
Si Jean-François était parvenu à ses fins, le sort des orphelins aurait été funeste. Une belle inauguration pour l'orphelinat qui n'a pas encore réussi à faire adopter ses enfants. Le bréton se réjouissait d'avoir l'honneur d'être le premier, employant volontairement un vocabulaire rabaissant les orphelins à de simples objets et sous-entendant les travaux manuels qui leur aurait été destiné pour bâtir sa propre richesse. Le but étant de volontairement faire réagir maître Vidron. Néanmoins, le dunmer était méfiant dès la lettre qu'il a reçu de ce dernier.

Enquête : Darius Naevius

Commandant,

La disparition de la Maison Naevius a rendu difficile mes recherches. J'ai fait fouillé l'ancien domaine colovien ainsi que le domaine nibenais se trouvant au Bois noir avec les autorisations de la Chambre des Légats et la Brigade d'ivoire, représentants de l'autorité locale.

Darius Naevius, bien que membre de la branche nibenaise de sa famille, n'est mentionné qu'une fois dans un courrier du dernier patriarche connu et frère de ce dernier. Le seigneur Pausenius met ainsi en garde son frère qui aurait trahi une secte dont il aurait été membre. Nous en déduisons que le légat Darius a toujours voulu agir pour sa gloire personnelle.
Dans les archives du seigneur et patriarche Marcellinus Naevius de Colovie, Darius est qualifié d'héritier du patriarche Sulla. "Marchant sur ses pas, dans une glorieuse carrière militaire entachée de sang pour intimider ses adversaires". Il aurait été bien digne de la septième Légion du magus général. Le patriarche reconnait qu'il a atteint un rang élevé grâce à la corruption.

J'ai retrouvé et interrogé d'anciens légionnaires ayant servi sous les ordres du légat Darius. Pour un légionnaire qui prend connaissance de son nouveau commandant, Darius Naevius n'inspire pas quelque chose de positif. Il était réputé pour ses nombreux succès en campagne mais aussi et surtout pour le nombre important de victimes dans ses rangs.

Darius a forgé sa réputation lors d'une tentative de révolte parmi ses légionnaires. Une décimation. Il a fait s'aligné des soldats par dix et en désigne un par ligne pour le faire tuer par ses propres camarades. Si refus il y avait, les dix étaient exécutés. C'est ce qui est arrivé à la première ligne, encourageant par la terreur les autres à obéir au légat.

L'état critique de l'Empire jusqu'à sa dissolution a profité à certains légionnaires qui se sont détachés de la Flèche de bataille pour leur propre gloire personnelle. Le légat Darius est mort au combat lors d'une fausse campagne dans le Marais noir l'année dernière peu de temps avant la crise des Ambitions.

Lieutenant Kortav,
Milice colovienne

samedi 3 décembre 2022

Briof

Nom : Briof
Race : Nordique
Sexe : Homme
Anniversaire : Inconnu
Âge : Inconnu (en 2E 590)
Faction : Royaume du Bordeciel occidental (anciennement)
Métier / archétype : Mercenaire


Briof est le tout premier nordique que je joue en RP. C'était un objectif, c'est désormais chose faite. Sur le papier, le personnage était supposé être semi-troll mais il a finalement joué le rôle d'idiot utile puis de tromper tout ses alliés en révélant son véritable visage. A l'origine prévu en tant que personnage one shot, Briof a été actif jusqu'au terme de la trame Naevius.

Nordique de Solitude, Briof a été garde du royaume du Bordeciel occidental. En bon vivant, il avait une manie de prendre une voix grave et caverneuse pour faire de mauvaises blagues à ses camarades, des civils ou des suspects : leur faisant croire que leur tête a été mise à prix. C'est ce qui lui a valu son expulsion. 

Il se présente au quartier général des Larmes de Stendarr au début de l'année 2E 590, y voyant là l'occasion de faire sa "bonne résolution de l'année". Maître Vidron de la compagnie aura eu droit à la mauvaise blague du nordique à peine les présentations faites. Briof révèle que son arrivé dans la compagnie est le plus beau jour de sa vie... Une pensée motivée par la tarte que le vieux dunmer venait de cuisiner. Le nordique insiste sur son amour pour les tartes au guarana. 

En tant que membre de la compagnie, Briof est loyal en Braynas Vidron dont l'autorité était à l'époque remis en question par les prêtresses. Aussi le nordique pouvait faire preuve d'étroitesse d'esprit et de fermeture si les membres de la compagnie allaient à l'encontre du maître de guilde. Il lui arrivait de prendre un air d'enfant battu pour éviter de se faire gronder ou de rejeter sa responsabilité sur un autre.

Alors que les Larmes enquêtent dans un ancien temple des Divins occupé par l'Etoile à la recherche d'un remède pour Lycoris, Briof fait parti du groupe protégeant la colovienne dans une station thermale fermée et isolée. Il est en quelque sorte le bras armé pour défendre les lieux en cas d'attaque.
Jouant jusqu'ici le rôle du camarade idiot, Briof révèle son véritable visage à la prêtresse Victoire, Lycoris et Marcellinus Naevius. Pensant d'abord que le nordique vit mal l'isolement et donc a perdu la tête, la prêtresse se rend très vite compte que leur grand camarade poilu agit en pleine conscience et est en réalité un membre de l'Etoile. A coup de haches, le nordique progresse dans les couloirs pour mettre la main sur Lycoris.

Victoire et Lycoris parviennent à s'extraire du domaine dans le chaos général. Le nordique toujours à leur dos, les jeunes femmes se cachent sous un renforcement rocheux et l'aperçoivent hurlant de douleur, hache à la main, commençant à se désintégré comme chaque membres de l'Etoile qui faiblissent. 

Il n'était pas des membres les plus intelligents parmi l'Etoile, ce qui explique la raison pour laquelle il est resté convaincu que l'esprit de Suma est toujours en Lycoris. Et ce malgré les inquiétudes des sorciers qui annonçaient fébrilement la disparition de la grande-prêtresse. Il a été le premier informé que la substance destinée à Gaea a été donnée à Lycoris dans un acte désespéré de Pausenius qui espérait se suicider dans la foulée. Il pensait sincèrement que le prétendu esprit de Demeter était en réalité un subterfuge de Suma.

La trahison de Briof n'est au départ connu que de la prêtresse Victoire. Du fait de son isolement du reste du groupe, les autres membres des Larmes n'avaient pas connaissance dans l'immédiat de cette trahison de leur camarade. Au travers de sa projection astrale dans la "cité de l'Etoile", Mère Anelaïce a reconnu le nordique parmi les corps originels mais morts des sbires de l'Etoile. Dans mes souvenirs elle n'en dit rien au reste du groupe une fois de retour parmi eux. La prêtresse haute-elfe a pu communiquer en chemin cette information tandis que Victoire aurait tôt ou tard expliquer la situation lors des retrouvailles.

Godefroid l'Emmental

Nom : Godefroid l'Emmental
Race : Bréton
Sexe : Homme
Anniversaire : Inconnu
Âge : Inconnu (en 2E 590)
Faction : Alliance de Daguefilante
Métier / archétype : Soldat


L'année de l'Héritage des Brétons n'est pas franchement une réussite et j'ai commencé une longue pause RP dès l'été 2022. Mais il est aussi important de ne jamais dire que j'arrête le RP. ESO propose cette année une grande variété d'armures médiévales, rattrapant une grosse lacune du jeu. Je ne suis pas un matrixé des chevaliers mais je dois admettre que c'est inspirant. Même si une reprise RP semble encore lointaine, j'ai planifié trois chevaliers one shot. Godefroid, nom trollesque pour Godefroy, est le premier de cette série. Il est aussi le personnage le moins ambitieux des trois avec absolument aucune préparation. Je l'ai lancé sans le moindre motivation mais l'improvisation a fait le reste, c'était plus un PNJ interactif qu'un personnage roleplay au final.

Originaire de Daguefilante, Godefroid est un ancien membre des Chevaliers du Dragon. Il quitte ses fonctions à l'appel de son rêve d'enfance : la quête de l'aventure. Le bréton s'installe à Abondance où il s'associe avec des locaux et aventuriers.

Lui et ses amis s'engagent dans l'armée de l'Alliance de Daguefilante suite aux attaques de l'armée impériale sur Bangkoraï en 2E 582. Godefroid est animé par la volonté de rétablir l'ordre en offrant à son haut roi le Trône de Rubis. 

Engagé sur le front de Cyrodiil, le bréton assiste impuissant au massacre gratuit et immoral de ses amis en quête de vengeance sur la population impériale. De peur que la folie de ses frères d'arme ne se retourne contre lui, il fait mine de suivre. Il décide de purger ses camarades lorsqu'il prend le tour de garde dans un village abandonné en pleine nuit.

Godefroid regagne Abondance lors d'une brève période de permission en 2E 590. Se sentant abandonné de Stendarr, il s'agenouille pour confesser sa souffrance et ses erreurs à l'autel du Divin. Il y croise un groupe de religieux hétéroclites avec qui il échange brièvement avant de repartir pour Cyrodiil.

dimanche 26 juin 2022

Les vacances de Kaï et d'Uazu


Après toute ces agitations, les Larmes méritent bien du repos. Les étrangers rôdent autour du quartier général, restant à proximité pour que le jeune Alban poursuive sa formation. Mais hormis maître Vidron et Narile, tous ont pris des vacances sauf peut-être Hildeborg appelée quelque part.
Le calme revient pour Gaea... Du moins presque, la pot-de-colle Uazu anime les journées. Mais si l'on rangeait dans un placard la crevassaise, le quotidien devenu paisible de la nibenaise est devenu très calme.. Trop calme.

Gaea a toujours voulu une vie paisible, loin de toute agitation. Une vie simple qu'elle voulait partager avec sa défunte sœur. Elle n'a connu jusqu'ici qu'une vie agitée, à constamment fuir l'Etoile. Mais maintenant que l'Etoile n'est plus, tout devrait être pourtant plus simple. 
Il est vrai que les Larmes sont une famille pour Gaea. Peut-être plus encore pour Uazu, son auto-proclamée "super-pote" dont elle finit par s'attacher (et qu'elle a friendzoné au passage). Une nouvelle page s'ouvre, une vie nouvelle. Mais l'absence de Demeter commence de nouveau à peser dans le moral de l'impériale, malgré qu'elle ait pu faire ses adieux et le deuil.

La nibenaise n'a jamais projeté vivre sans Demeter. Elle se doute que sa sœur serait fâchée de la revoir dans cet état mais c'est plus fort qu'elle. Perdre sa sœur revient à perdre une moitié/partie de soi. Alors elle observe l'amulette de Stendarr, celle de mère Anelaïce qui lui a finalement été offerte. Son nouveau "lien de famille" qui l'a lie aux Larmes entre autre. Mais son regard se perd aussitôt dans le vide et dans les ombres. 

Uazu supporte mal voir "Kaï" aussi silencieuse.. Et ce n'est pas de la méditation cette fois-ci, ce qui affecte son moral habituellement explosif. La crevassaise le voit parce qu'elle est constamment proche de sa super-pote mais la nibenaise n'exprime pas son mal être devant les autres.
Pour lui changer les idées, Uazu invite Kaï à l'accompagner pour visiter la Crevasse. La nibenaise accepte, dégageant un faible sourire. 

Afin de ne prendre aucun risque, Uazu contraint Gaea à se vêtir comme une crevassaise avec de la peau animale. Pourquoi le nombril à l'air ? La crevassaise ne répond qu'avec un sourire malsain. L'impériale a l'air d'une authentique sorcière de la Crevasse à présent, ce qui devrait faciliter le voyage au duo.
La crevassaise ne cache pas qu'elle aimerait voir sa super-pote sourire plus souvent, lui avouant directement avoir l'impression de voir une vieille qui se remémore des souvenirs.

Bien que dangereuse, la Crevasse est une très belle région. Gaea fait régulièrement des poses pour admirer la vue depuis le haut des collines. Se mettant même à dessiner ces paysages, un talent qu'elle se découvre. 
Fascinée, Uazu décide de faire de même mais ses dessins ressemblent à des gribouillis. C'est dommage car si elle avait du talent en la matière, elle pourrait dessiner un joli portrait de Gaea pendant qu'elle dessine.

Le voyage dans la Crevasse n'est pas toujours autant calme. Il y a certe Uazu qui demande à ne pas trop traîné à côté de la rivière Karth à cause des "Hommes-poissons" mais aussi des crevassais qu'elles rencontrent en chemin.
La puanteur de certains crevassais ou encore la dégustation du cidre de deux voyageurs qui a en réalité un gout de pisse de cheval sont un réel supplice pour Gaea.
En parlant d'Hommes-poissons, la seule présence de la nibenaise apaise Uazu qui accepte même de se laver dans la Karth même s'il lui arrive d'attraper un poisson et de le jeter plus loin. Ou le fait qu'elle refuse de manger des poissons grillés en tombant dans la paranoïa : "si je mange ce truc, je vais devenir un Homme-poisson ! C'est sûr !".

Markarth est la forteresse d'où dirige l'ard Caddach. C'est ici aussi que nombre de clans cohabitent notamment après les événements survenus il y a deux ans, renforçant le lien de fraternité des crevassais même de clans différents souvent hostiles entre eux.
Dans la cité, Uazu est accostée par trois vieilles crevassaises qui semblent la reconnaître et l'interroge sur un certain Signir. La crevassaise semble évasive mais feigne l'ignorance, ce que constate Gaea avant d'être à son tour accostée par l'une des vieilles.
La vieille femme, qui pue au passage, attrape la main de Gaea. Prenant un air surpris et affolée, la vieille crevassaise annonce un mauvais présage à l'impériale. Ce qui ne manque pas de fâcher Uazu qui pense que la chamane n'a plus toute ses connections et évoque des événements passé. "Tout ne peut qu'aller mieux maintenant".

Gaea continue de dessiner dans la cité de Markarth, se réveillant tôt pour admirer le lever du soleil qu'elle tente de retranscrire sur ses illustrations avec les moyens du bord. Beaucoup d'idées et de croquis mais peu de temps.
La nibenaise interroge finalement Uazu sur les mystérieux "Hommes-poissons" qui la terrorisent tant. Aucun crevassais ne semble en parler. Mais la crevassaise parle de mystérieux événements survenus à la montagne Karthmad, cette montagne sur laquelle est bâtie Markarth.

Ce séjour a permis à Gaea de se changer les idées, retrouvant les Larmes avec un talent pour le dessin. Un talent qu'avaient les Naevius de Bravil. Faudrait-il se mettre à la peinture ?
De retour en Bordeciel, la nibenaise en profite pour changer de robe. Hésitant à arborer la même couleur que les prêtresses de Stendarr mais optant finalement pour sa couleur préféré : le pourpre. 

Le quotidien de Gaea et Uazu reprend à la normale. Mais l'impériale sent sa santé sur le déclin. Les conséquences d'un usage intensif de magie durant sa jeunesse. Voilà que sans même utiliser sa magie, Gaea commence à sentir une fatigue et des douleurs à la poitrine. Ajoutons à cela le vide qu'à laisser derrière elle Demeter. "Lorsque dans un vieux couple l'un des deux conjoints meurt, l'autre fini par suivre".

dimanche 29 mai 2022

Prévisions

Après trois années de RP variés, je pense avoir fait le tour et commence à sérieusement manquer d'idées. Ce qui s'est traduit par une baisse notable d'activité et une non volonté de me lancer dans la création de personnages même typés one shot par manque d'intérêt là où j'aurai volontiers amusé la galerie en attendant un nouveau cycle il y a quelques longs mois.

Un peu comme en 2021, la question d'arrêter revient même si elle est de plus en plus forte. Je me suis efforcé de faire ma trame en prévision d'un départ propre. J'ai néanmoins toujours deux personnages actifs (Kaïa et Uazu) dont j'ai l'intention de les faire évoluer dans le groupe actuel. Mais j'avoue commencer à m'ennuyer et me faire moins présent.

Trahi par l'absence prolongée de Skingrad, ce qui n'est pas un problème en soit mais qui joue beaucoup sur mes motivations à long terme. Blackwood a mis un point final à mes dernières idées : bâtir une société impériale est toujours possible mais dans le même temps je commence à m'éloigner de tout ce qui s'apparente à de la corporation ou société. Mes actuels RP se font dans un petit groupe hétéroclite loin de toute autorité si ce n'est religieuse (mais je ne m'en cache pas, mes personnages n'en ont grosso-merdo pas grand chose à foutre et sont assez libres).

Avec l'appel de certains joueurs à rester en activité, j'ai l'impression d'être un rôliste mort en sursis depuis presque un an. J'avoue être saoulé HRP même si je ne l'exprimerai jamais ouvertement, laissant le temps parler pour moi.
Le départ définitif possible de certains bons joueurs ou encore les périodes d'inactivité voir mon inactivité me poussent à vouloir simplement tourner la page. Quelques mois voir pour une fois définitif : plus rien ne sera aussi cool qu'avant.

Du point de vu intérieur aux RP, Kaïa et Uazu continuent de suivre les Larmes par leur lien d'amitié et de proximité avec les prêtresses. Mais sans les prêtresses, il y a longtemps qu'elles auraient plié bagage. Peu importe d'implication de l'ensemble des Larmes dans l'affaire de l'Etoile. 
Quid de Lycoris ? Ma vieille trentenaire et vétéran de la guerre est actuellement quelque part dans Martelfell en stand by. Soit je la laisse vivre là bas, camouflée parmi des nomades vivant au milieu d'un désert, soit je la rejouerai mais ce ne sera pas avant un long moment.

A long terme, je me serai bien vu créer un bréton sérieux (pour une fois) ou une jeune impériale avec un héritage tsaesci (qui a été annuler, ayant préféré créer une crevassaise) gardant un lieu. Je me serai bien vu faire une petite société amazone nibenais pour tourner à la dérision l'existence quasi-exclusive de personnages féminins. Même si dans l'idée, j'y voyais des personnages loin d'être fragiles.
Peut-être une nouvelle impériale sur page blanche. Mais pour aller dans ce sens, je ne vois ce personnage que dans une armure spécifique qui est d'ailleurs réclamée. La cosmétique a son importance, alors s'il y a pas je m'engage pas.

High Isle relancera peut-être une dynamique mais j'avoue ne plus être tant que ça impliqué. Ca se ressent dans mes résumés. Je m'attarde plus sur les autres personnages que les miens, alors que mes résumés devraient se concentrer sur mes personnages puisque tout est écrit de leur point de vu. Retranscrire les exploits des autres peut-être intéressant pour la fiction ou la mémoire, mais ça reste des actions d'autres. Mes personnages commencent à s'effacer peu à peu.

samedi 21 mai 2022

Trame finale des Naevius, les inspirations

Les intrigues

L'étrange fiole de Tartaros et le sort de Lycoris ainsi que Demeter n'est pas sans rappeler la création d'un certain Hellman provoquant la mort à petit feu de V dont l'esprit fusionne avec un certain Johnny Silverhand. Cette intrigue est la plus reconnaissable puisqu'elle fait référence à Cyberpunk 2077.
L'Etoile n'est en revanche pas du tout tiré de Arasaka même si le monde rituel est un clin d'œil à Mikoshi.

Le monde rituel/plan de l'Etoile est un mixe entre Mikoshi, la prison des âmes d'Arasaka, et Alma Torran dans Magi The Labyrinth of Magic. Ce manga a défini l'Etoile et le nom de la secte est directement tirée de là : que ce soit l'Etoile ou la dénomination "Organisation". Ce qui justifie aussi le choix des yokudans pour un peuple issu d'un continent disparu. Bon, je ne suis pas allé jusqu'à reprendre le nom très classe d'Al-Thamen sachant que ma secte avait à l'origine l'affreux nom des Visionnaires philosophes.

L'Etoile agissait également comme l'Ordre des Anciens dans la licence Assassin's Creed. L'arrivé dans la Vallée de Nibenay et la rencontre avec Pausenius Naevius faisait écho au roi Pausanias de Sparte dans Odyssey. Tout le passage en Colovie devait également être calqué sur les événements d'Oxenefordscire ou encore du Wessex de Valhalla.

La trahison de Briof, imprévu dans la manière dont ça s'est passé, a finalement été tirer de l'ordre 66 dans la fin de The Clone Wars dans les grandes lignes. 

Finalement abandonné, une intrigue sectaire liée à Sanghin était directement tiré du jeu Lust from Beyond et devait approfondir l'histoire du déclin de Demeter. Le manoir Naevius nibenais est un clin d'œil au manoir de Sabinian bien qu'en réalité il soit directement calqué sur les plans d'un manoir trouvé sur DeviantArt.

Les personnages

Demeter Naevius est une création originale qui était à l'origine destiné à être une reine amazone sadique dans un autre univers. Rien à voir avec Gaea ou les Naevius donc. Mais j'ai finalement repris le personnage pour lui coller une personnalité autre. 
Demeter ressemble à Ren Hakueï dans Magi. Et lorsqu'elle est possédée par Suma, c'est le caractère d'Alba qui surgit. Son trait sournois, étouffé de peine ou encore son talent en escrime font échos à Ren Gyokuen elle même possédée par son ancêtre Alba. Demeter et Gaea ont d'ailleurs pour ancêtre Suma.

Le nombre important de Naevius et de prétendants au titre suprême dans la famille est également repris des Ren dans Magi. La scission colovienne et nibenaise étant un clin d'œil ici aussi aux Ren de la lignée de l'empereur Hakutoku puis l'empereur Koutoku, deux défunts monarques de la veuve Gyokuen.
Sulla Naevius, qui n'est que mentionné, est directement inspiré de Lucius Cornelius Sulla du téléfilm Jules César de 2002 avec Richard Harris dans le rôle.

Suma est donc directement tirée d'Alba et le choix du dieu Sep était une contrainte. Mais l'entente entre ce dieu et l'Etoile devait faire écho à l'objectif d'Al-Thamen de faire descendre sur Terre le dieu Il-Illah. Bon, mon Etoile n'a pas exactement le même objectif.
Le choix du nom de Suma est... un peu honteuse. A court d'idée, j'ai vu un car avec pour nom d'entreprise "Suma" et j'ai décidé de reprendre ce nom. 
Suma doit avoir un physique proche de Demeter alors je calque son visuel sur la reine Sybille incarnée par Eva Green dans Kingdom of Heaven qui ressemble au modèle 3D réaliste de Demeter (bon en vérité c'est la coupe de cheveux qui ressemble).

Comme dit plus haut, le seigneur Pausenius est calqué sur le roi Pausanias dans AC Odyssey. Andros Tartaros est le reflet d'Anders Hellman dans Cyberpunk 2077. 
Marcellinus a subit quelques transformations au cour de son développement pour finalement être le parfait reflet du roi Aelfred de Wessex dans AC Valhalla. Carantus est quant à lui un mixe entre Goodwin (AC Valhalla) et Flavius (AC Origins) sachant qu'il était un personnage totalement secondaire avant d'être mis sur l'avant de la scène, chose imprévu.

[Larmes] La demande de Tobias

Le vieux sage altmer Tobias rencontre finalement maître Vidron. Ceci dit, ce n'est clairement pas de ce dernier qu'Alban obtiendra les enseignements du Divin Stendarr. En attendant la prêtresse, Kaïa de par sa prestance et sa noblesse efface littéralement le maître de la compagnie aux yeux des invités. L'arrivée tant attendue de Mère Anelaïce est d'avantage appréciée, Kaïa se demandant intérieurement qui est finalement le véritable chef des Larmes en observant ses camarades mais aussi les invités.
En la présence de la prêtresse, qui apprécie voir pour une fois autant de monde devant l'autel de Stendarr, le vieil elfe réitère son souhait que le jeune Alban obtienne les enseignements du Juste. Demandant également à ce que les Larmes acceptent de voir une démonstration de conjuration du jeune bréton.


Sans tarder et à la demande du vieil elfe malade, Alban exécute un sort de conjuration. Une démonstration que Kaïa et très certainement Anelaïce pensent non nécessaire puisque personne n'a à prouver quoique ce soit pour se faire accepter. Alors aussitôt le sort lancé en face de l'autel, la prêtresse altmer bannit l'arme liée du jeune Alban.
Anelaïce est la tutrice idéale pour quiconque souhaite s'initier au Juste. Alors qu'Hildeborg guide le vieux Tobias vers un bain plus que nécessaire, le vieux sage demande au bréton d'expliquer ses motivations à suivre les enseignements du Juste. De quoi le jauger.
Et la réponse du jeune Alban laisse bouche bée Anelaïce et chaos debout Kaïa tandis que maître Vidron s'est précipité à son dortoir. "Toute vie mérite d'être sauvée. Une vie est.. Une vie". Oui, il va y avoir du travail. 


Mais au delà de l'initiation du jeune Alban, qu'est-ce qui a poussé le vieux Tobias, le jeune bréton et Nanashi à se réfugier parmi les Larmes ? Nanashi qui reste pour le moment assez distant, taillant des armes en bois pour l'entraînement d'Alban, méditant et s'entretenant dans la cour.
Le groupe vient d'Haltevoie. En réalité, ce sont des sortes de nomades vagabondant un peu partout sur Tamriel. Mais le dépôt du vieux sage sur Haltevoie aurait été piller et saccager dernièrement. Un vieil ennemi de l'elfe chercherait à s'emparer de son savoir, savoir qu'il a transmis au jeune bréton dont il craint pour sa vie.
Alban lui, originaire d'une famille de fermiers de Daguefilante, a rencontré maître Tobias lors de son recrutement dans la compagnie Archéode, étant lui et son père passionnés d'archéologie. Et le vieil elfe a décelé en lui un potentiel magique, le prenant finalement sous son aile pour lui enseigner la Conjuration.


Tobias semble être dans un état critique. Cela s'entend de par sa violente toux. Soit il est réellement très âgé, soit c'est la fumette qui écourte sa vie déjà vénérable. Toujours est-il qu'il place de grands espoirs en Alban a qui il lègue son "repaire" qui s'est avéré saccager par le maître Conjurateur qui cherche à dérober le savoir du vieux sage. 
Alors qu'Anelaïce Dryl Ombrenuit du Val Venteux aussi Ane aussi Anny, comme le fait remarqué une Uazu toute étonnée et abasourdie par le nom à rallonge à monsieur nid d'oiseau [alias Alban], interroge le bréton sur ses motivations personnelles, l'atmosphère se tend entre sire Freyard et Hildeborg.


Il y a quelques nuits de ça, Hildeborg a forcé la porte verrouillée de Jean-Luc à coup de pied pour exiger des réponses quant au fait que le bréton l'évite depuis quelques temps. L'ancien capitaine bréton n'apprécie pas la présence de la nordique à moitié nue et en sueur dans sa chambre, lui lançant en pleine figure que son cœur est déjà pris.
Parallèlement aux hurlements dans la chambre, Uazu a empalé des poissons au bout de ses flèches et les exposant comme des minis-épouvantails le long de la rive traversant le siège des Larmes. Un moyen selon elle de dissuader les Hommes-poissons d'attaquer durant son sommeil.
Oui. L'atmosphère est très étrange et malaisante.

dimanche 15 mai 2022

[Larmes] Des invités cherchant exile

Alors que Llevana reçoit des invités, Uazu rentre de sa chasse. La crevassaise hurle savoir s'il y a quelqu'un tout en trainant la carcasse d'un fan jusqu'à la cuisine. Elle sursaute lorsqu'elle voit derrière elle l'apprentie dunmer accompagnée de trois individus.
Il s'agit à ne pas en douter de brétons... Des brétons cherchant refuge auprès de Stendarr d'où leur présence. Du moins, ils veulent que le plus jeune d'entre eux obtienne les enseignements du Divin auprès de Mère Anelaïce. Un enseignement que le plus vieux d'entre eux a déjà eu plus jeune.
Uazu est très contente de voir des nouvelles têtes et court jusqu'à eux, sachant que brétons et crevassais sont historiquement ennemis : l'un civilisé étant dévot aux Huit et l'autre sauvage est adorateur des Daedra. Mais par chance, sa présence ne dérange par les invités.


A son arrivé, Uazu a constaté un trou au dessus de l'infirmerie où dort les prêtresses. Alors elle pense que des Hommes-poissons ont attaqué. En vérité, il ne s'agit pas d'une attaque mais d'une entrée en catastrophe des invités demandant exile. Affirmant dans un premier temps que le groupe est le bienvenu et qu' "Anny" sera très contente, la crevassaise enchaîne comme quoi "Brénasse" sera furieux pour son toit car c'est la deuxième fois.
Alors qu'Uazu et Llevana font une fixette sur la coupe de cheveux du jeune a qui il est demandé l'enseignement de Stendarr, sire Freyard rentre dans le domaine et reconnaît le vieil homme encapuchonné. Des retrouvailles pour l'ancien capitaine d'Haltevoie qui embrasse fort le vieil homme... Uazu se demandant s'ils sont en couple.


Aux dires du vieux sage, Uazu ne comprend pas grand chose. Son esprit rempli de pisse de chat est d'avantage préoccupé par la calvitie précoce de celui qui répond au nom d'Alban. Sire Freyard dira que cette coupe est une mode en Hauteroche et que lui même l'a porté durant ses seize ans. A cela, Uazu et Llevana bug intérieurement en le fixant.
Faute de lits, Llevana conduit le petit groupe à l'infirmerie en attendant mieux tandis qu'Uazu montre du doigt la peau d'ours à l'entrée. 
Pendant que les invités se retirent, Uazu et Llevana se regardent : la crevassaise est effrayée par l'apparence du vieux sage.
La crevassaise reprend ensuite sa routine. A la demande de Llevana, Uazu dépèce la bête dehors.. S'installant en fait juste devant la porte d'entrée à l'extérieur. Elle n'aura pas osé le faire à l'intérieur juste devant l'entrée ou juste devant l'autel tout en "méditant" avec Stendarr comme le fait Anny.

lundi 9 mai 2022

Résumé global de la trame des Naevius

2E 587

Un vieux dunmer répondant au nom de Larrius Lusius arrive au village de Fort-Venteux en qualité de psychologue. Le vieil elfe se lie d'amitié avec le marchand du bric à brac local, Dar Urjabhi.
Dans les mois qui suivent son arrivé, une jeune nibenaise "instable" et à tendance agoraphobe arrive au village. Il s'agit d'une amie du vieil elfe. L'impériale vagabonde s'appelle "Kaïa".

La jeune femme fait pour la première fois l'expérience d'une amitié avec Deirdre, une apprentie mage brétonne de la guilde, et Eindel, une coursière bosmer. Elle se lie également d'amitié avec Dar Urjabhi qu'elle appelle affectueusement messire Urja. 

Kaïa semble s'épanouir pour la première fois de sa vie. Elle suit un traitement du vieil elfe qui "stabilise" son état. Une stabilisation souvent mise à mal par une chasseur de prime rougegarde qui réveille en elle une pulsion meurtrière à la simple évocation de sa famille. Ca ou les multiples lettres qu'elle reçoit du seigneur Marcellinus Naevius qui souhaite l' "aider".
Elle connait une première déception lorsque Deirdre révèle qu'elle doit aussitôt repartir pour Daguefilante, sa venue sur Fort-Venteux n'étant que du fait des funérailles de son père autrefois forgeron. 

La nibenaise fait dans la foulée la connaissance d'Aloria, une mercenaire nibenaise et Yarha, une mage "colovienne". 
Dans une période où Eindel se fait à son tour moins présente, Kaïa se rapproche de Yarha avec qui elle répond à des contrats de mercenariat de la garde locale.
Même si elle est équipée d'un bâton magique, son arme lui sert essentiellement d'hallebarde. Utilisant très peu voir jamais la magie. Elle s'illustre en sauvant le galopin Retzel, en tuant un seigneur vampire argonien et en décapitant un troll piégé dans de la glace bien que son bras en subit les conséquences.

Au fil des mois, les connaissances de Kaïa continuent leur propre route. Eindel est régulièrement sollicitée par une nordique, ce que prend intérieurement très mal la nibenaise. Mais la goutte d'eau vient de la mort de Lusius qu'elle considérait comme un père. La jeune nibenaise entame une longue période d'isolement dans l'ancien cabinet du dunmer.

Jusqu'ici discrète sur la nature de ses pratiques magiques, elle est traquée par un "exterminateur de paranormal" du groupe occultiste qui s'était installé dans le village. Kaïa s'en sort en éliminant son traqueur. 

Profondément déçue de son expérience à Fort-Venteux, Kaïa met le voile sur Daguefilante. L'impériale espère y retrouver Deirdre avant de rallier Bravil.
Elle y rencontre une marchande impériale, Accia, et un mercenaire nordique, Hjofgard Gueule-de-Sang. Alors que le nibenaise sympathise avec sa compatriote, le nordique surgit de la foule dans la taverne pour arrêter Accia dont la tête est mise à prix. Un terrible malentendu qui pousse Kaïa à suivre le groupe.

Accia serait le sosie d'une nécromancienne répondant au nom de Liva. S'en suit une quête pour arrêter la nécromancienne tout en protégeant l'impériale contre les mercenaires. Quête durant laquelle Kaïa révèle être elle même une nécromancienne. Malgré cette révélation, la nibenaise se fait accepté du groupe. Elle commence à parler de sa famille et de sa sœur dont elle semble accorder beaucoup d'importance. 
Le groupe s'élargit avec Listien et Do'jo au fil du voyage dans la Glénumbrie. 

Prise au piège et isolée des autres, Kaïa rencontre Liva dans une cale d'un navire. La nibenaise est torturée et garde des séquelles de cette douloureuse expérience. Elle est déterminé à se venger et rétablir la liberté d'Accia.
Cette affaire réglée, Kaïa doit faire ses adieux à ses amis. L'impériale s'apprête à embarquer pour Bravil, révélant qu'elle doit "tuer sa sœur".

Du côté de la Côte d'or, le préfet Vinicius en poste depuis une année voit des affaires de corruption ressurgir à son sujet. Il saisit la main secourable du seigneur Marcellinus Naevius qui lui offre un poste important dans la société Diamant Doré au Trépas des Cognées dans la région de Khefrem.

Kaïa, en réalité Gaea Naevius, en veut à sa famille entière. Elle s'apprête à libérer la bête en elle et donc tuer chaque Naevius avec ou sans nécromancie sachant que l'usage intensif de magie durant sa jeunesse l'a considérablement affaibli.
Elle rencontre par ailleurs Lycoris qu'elle s'apprêtait à tuer, mais sa cousine colovienne semble elle même ne pas tenir en estime son nom. La nibenaise rencontre finalement Marcellinus qui lui offre gîte et couvert, disposé à parler de l' "Etoile".


2E 588

Gaea s'entoure de Naevius coloviens qui voient en elle un espoir pour la famille jusqu'ici "corrompue". Une surprise pour celle qui n'a connu que son père Sulla, le vieux patriarche paranoïaque. La vieille Camilla qui la conseille devient une figure maternelle.
Mais il existe des dissensions entre membres des Naevius coloviens. Marcellinus et Gaïus Primus entrant frontalement en conflit. Malgré les tensions internes, les Naevius coloviens s'unissent derrière Gaea pour détrôner sa tyrannique sœur : la matriarche Demeter Naevius.

Le Domaine Naevius de Bravil, l'imposant manoir lugubre aux sombres couloirs, est le théâtre d'une bataille entre les Naevius coloviens et nibenais. En réalité, les sbires de la matriarche semblent être des hommes masqués. 
Gaea triomphe contre sa sœur qui lui a semblé méconnaissable ces dernières années. Au moment de rendre son souffle, Demeter la remercie de l'avoir "libérer". 

Marcellinus s'agenouille face à une Gaea qui devient la matriarche des Naevius. La jeune femme abandonne le manoir de Bravil et fait du manoir de la Côte d'or le domaine des Naevius. 
En fouillant les archives familiales, Gaea apprend qu'elle et sa sœur n'ont jamais été des Naevius. Leur mère était une prostituée de Bravil a qui on a arraché ses enfants. Il est mentionné une possible liaison avec l'ancien patriarche Sulla cependant. Les ravisseurs seraient des membres de l'Etoile.
C'est avec beaucoup d'effroi qu'elle découvre que Larrius Lusius a été leur grand maître et a travaillé avec un certain Andros Tartaros pour suivre psychologiquement et manipuler les deux sœurs. 
Comprenant ce qu'il s'est passé, Gaea jure de ramener à la vie sa sœur quoiqu'il arrive. Ce sera sa dernière sollicitation de la nécromancie. Un projet qu'elle garde secret.

Désireuse de se venger de l'Etoile, elle secoue et purifie sa famille. De nombreux Naevius impliqués sont arrêtés et exécutés par le Domaine Aldmeri qui occupe l'ancien comté de Bravil.
La nibenaise engage des mercenaires pour stopper les ennemis de sa famille adoptive mais ne se rend pas compte que la plupart de ses alliés sont ses ennemis. La vieille Camilla prend le risque de faire tomber l'ancien préfet Vinicius qui se révèle être un agent de l'Etoile.

Alors qu'elle combat l'Etoile, une rumeur se répand parmi les Naevius comme quoi Gaea elle-même serait la véritable cheffe de la secte. Ce qui entraîne le meurtre de Camilla pour déstabiliser la jeune nibenaise puis son "assassinat" dans le domaine Naevius colovien. 
Alertée par Lycoris sur un possible débordement lors de la cérémonie de son intronisation au titre de matriarche, Gaea a utilisé un doppelganger pour filer. Un choix difficile pour celle qui a voulu assumer son titre et adopter le nom de Naevius, mais elle accepte au prix d'adieux de reprendre une nouvelle vie et laisser tout ça derrière elle. Le moment venu, elle reviendra pour sa sœur et songe à partir loin avec elle pour vivre en paix.

Les Naevius sont fracturés et la famille se divise en deux. Le seigneur Marcellinus devient le patriarche des Naevius coloviens tandis que Pausenius devient le patriarche des Naevius nibenais. 
Marcellinus restaure la plupart des sociétés commerciales de sa famille et tente une alliance avec la Maison Hlaalu. Un plan qui est finalement abandonné. La plupart des extensions commerciales s'avèrent illégales, sire Klemes alors intendant du seigneur Marcellinus semble agir avec des criminels.
A cause de leur sinistre réputation, Pausenius entame des travaux pour construire un nouveau domaine familial non loin de Bravil. L'ancien domaine finit par s'écrouler faute d'entretien mais aussi sous les feux des engins de siège de la guerre des Trois étendards.

Dans sa quête de nouvelle vie, Gaea décide de retrouver ses amis sur Fort-Venteux. Mais une fois sur place, le village semble avoir été toucher par un maléfice. Les habitants semblent tous morts et hormis Dar Urjabhi qui témoigne avoir été assassiner, ses autres amis sont absents.
Parmi les âmes piégées dans le village, elle retrouve Lusius dont elle n'ose pas lui adresser le moindre regard.

En quête de savoir, Gaea cherche un moyen efficace et sans risque de ramener à la vie sa sœur. Elle se rend sur No Lo'Igra Abah, espérant y trouver des choses intéressantes.
Elle y fait néanmoins la rencontre du vieux dunmer Braynas Vidron et de celui qu'elle nomme "Griffon d'or", Gryffyn de Ménévie. Elle accepte d'aider ce petit groupe qui cherche à se faire un nom tout en prônant Stendarr.
Mais dès les débuts, Gaea est forcée d'user de la nécromancie pour sauver ses compagnons. Braynas et Gryffyn ne lui en tiennent pas rigueur, sauvés par un sort qu'ils combattent pourtant. Le vieil elfe promet à la nibenaise qu'à leur côté, elle apprendra certainement quelque chose qui lui sera utile pour ramener à la vie sa sœur.

Gaea, qui adopte de nouveau le surnom de Kaïa, n'a pas envie d'avoir d'attaches. Elle se montre d'ailleurs très vexante vis à vis de Gryffyn qui est sa principale cible de moqueries vexantes.
En route pour Bordeciel, le groupe s'agrandit avec une prêtresse de Stendarr et son initiée : Mère Anelaïce et Shaehia. Braynas loue volontier leur présence, le groupe manquant de prêtres de Stendarr.
Le groupe devient hétéroclite avec la présence d'une ancienne courtisane rougegarde. La compagnie s'installe dans l'ancienne demeure familiale du dunmer, formant finalement les Larmes de Stendarr.



2E 589

Durant son séjour dans le Bordeciel occidentale aux côtés des Larmes de Stendarr, Gaea maintient une aura mystérieuse et distante. Ce qui attise la curiosité d'une Shaehia qui aimerait se lier d'amitié avec l'impériale.
Lors d'une sortie dans la région, Gaea est interpellée par quelque chose qui semble suivre le groupe. Elle s'isole pour constater d'elle même ce qu'il en est. Tombant finalement sur des crevassais qui sont parvenu à la piéger dans la Crevasse. Elle est finalement secourue par une crevassaise qui semble beaucoup s'attacher à la nibenaise lors de sa convalescence. 

La crevassaise, Uazu, n'a vraisemblablement pas envie de se séparer de la nibenaise. En échange de lui avoir sauver la vie, Gaea lui propose de venir avec elle pour "sortir de sa Crevasse pour découvrir le monde". Sur l'instant, Gaea se dit qu'elle pigeonne la crevassaise qui lui semble attardée. 
Uazu s'excite à l'idée de découvrir le monde et se retire pour préparer ses affaires. Gaea quant à elle retrouve les Larmes.

Avec les Larmes de Stendarr, Gaea maintient une correspondance régulière avec Lycoris. La nibenaise incitant la colovienne de quitter Cyrodiil avec sa petite amie, ne serait-ce que pour s'éloigner de l'Etoile. Mais la colovienne a des obligations dans l'armée impériale et ne peut se résoudre à quitter son poste pour lequel elle voue une réelle passion.

Uazu fait une entrée fracassante chez les Larmes de Stendarr. Malgré tout ce qu'elle représente, la sauvageonne est largement adoptée par les Larmes et plus particulièrement les prêtresses.
La crevassaise est une excellente chasseuse et détend bien l'atmosphère. Malheureusement pour Gaea en revanche, Uazu semble beaucoup s'accrocher à elle.

Peu de temps avant que les portes d'Oblivion ne s'ouvrent sur le Bois noir, le capitaine Lycoris Naevius s'engage dans une campagne à la bordure du Marais noir. Son commandant de Légion est en revanche le légat Darius Naevius, frère du seigneur Pausenius. A priori rien de grave, du moins jusqu'à ce que ce légat se révèle être un connard et que le nom Naevius commence à attirer les mauvais regards de soldats sur elle.

Le capitaine Lycoris Naevius respecte ses hommes et les soldats la respecte en retour. Elle prend toujours part au combat en première ligne avec ses hommes. Mais cette campagne met à rude épreuve l'ensemble de la Légion qui subit les méthodes de son légat : un homme qui rencontre énormément de succès mais au prix d'importantes pertes.
Une campagne où Lycoris et Darius entreront frontalement en conflit. Rien de surprenant à ce que le centurion Decimus Popilius décide de dépasser le légat.

Une campagne qui se termine par la révélation de la trahison du légat. Le centurion Popilius prend alors le commandement et remet le légat aux argoniens qui avaient été pousser au conflit sans raison. 
Bien que le légat soit officiellement mort au combat, un des soldats de Lycoris trouve étrange que son capitaine soit revenu sans son cousin et légat. Marius Potav rapporte cette information au seigneur Pausenius.

La campagne terminée, la Légion découvre que l'Empire a été dissoute. Malgré ce fait Lycoris est promue centurion et commande depuis Cœur-Enclume, sa ville natale. Ce qui sonne comme de l'ironie pour la colovienne : tout à commencer ici pour elle dans la Légion, peut-être est-ce ici que sa mission s'achèvera ? 
Finalement, Lycoris renonce à l'uniforme et rejoint Aïsha pour enfin mener une vie commune avec celle qu'elle aime.

Lycoris retrouve Gaea lors d'un voyage dans le Bordeciel occidental. Maintenant qu'elle est libre de ses obligations, elle peut songer à voyager et découvrir les coins de Tamriel qu'elle n'a jamais vu.
Mais à peine arrive t'elle que les Larmes déplorent la disparition de Mère Anelaïce. Lycoris met alors son expertise au service des Larmes pour retrouver la prêtresse altmer.

La quête de la prêtresse conduit les Larmes à affronter des Daedras, une ancienne prêtresse d'un ordre auquel appartient Anelaïce. Shaehia a finalement pactisé avec une créature daedrique pour retrouver son mentor.
Mère Anelaïce sauve, Lycoris rentre sereinement à Bravil où Aïsha l'attend. La colovienne espère que Gaea voudra bien sauver les Naevius.

Tard dans l'année, Gaea se retire à Bravil pour la cérémonie de l'ancienne vie. Un pèlerinage pour honorer le souvenir de sa sœur. Mais alors qu'elle approche de Cyrodiil, elle sent que quelque chose ne va pas.


2E 590

La tombe de Demeter a été profaner. Gaea semble perdue et affolée. Accompagnée sur le moment de Lycoris et d'Aïsha, elle leur révèle son objectif et donc sa désillusion. Pour elle pas de doute, c'est l'œuvre de l'Etoile.
Sur les bons conseils de Lycoris, Gaea envoie aussitôt une lettre aux Larmes tandis que le seigneur Pausenius apporte un maigre soutient.

Du côté des Larmes, Uazu quitte temporairement les siens en quête de réponses à la Crevasse. La crevassaise souhaitant savoir qui est Lycoris et pourquoi elle a ressenti quelque chose en elle. Un séjour durant laquelle la jeune crevassaise découvre que la colovienne est une cousine éloignée mais surtout la dernière personne de son sang.
Uazu a du également faire un choix crucial : rester dans la Crevasse ou trahir les Esprits et retrouver ses amis ? 

Gaea finit par disparaître, ce que fait remarquer Aïsha puis Lycoris aux Larmes arrivant tout juste au manoir des Naevius nibenais. 
Les Larmes ont séjourné dans le manoir sans se douter que leur amie était enfermée dans une chambre où elle a été torturer et briser. 
S'apprêtant à partir pour enquêter sur Bravil, Pausenius tente de se donner la mort tandis que Lycoris ingère sans le savoir un verre "empoisonné".
Gaea est quant à elle retrouvé et enfin libéré.

En réalité, Lycoris n'a pas été empoisonner. La colovienne est cependant sujet à de la possession. La grande-prêtresse Suma de l'Etoile doit à terme posséder complètement le corps de Lycoris dont l'esprit sera effacé. Une fiole qui devait être destiné au corps inerte de Gaea.
Pour faire face à ce funeste sort, les Larmes tentent d'interroger Pausenius mais maître Vidron précipite la mort du patriarche.
Lycoris quant à elle révèle que c'est Demeter qui l'a possède et qu'elle tente de retarder l'inévitable.

L'échec de Pausenius qui s'est personnellement vengé pour son frère au détriment de sa mission pour l'Etoile a conduit la mise à mort des Naevius nibenais. 
L'Etoile qui comptait sur une montée du conflit en Cyrodiil pour en faire une terre promise de dépravation assassine ensuite les Naevius coloviens. A l'origine, les deux familles Naevius devaient entrer en guerre pour ensuite embraser l'ouest et l'est impérial.

Les Larmes parviennent à secourir Lycoris mais au prix du sacrifice de Demeter. Gaea, qui a accepté de faire le deuil, semble cependant marquée.
Avec le départ de Lycoris et de Gaea, Marcellinus devient le dernier Naevius. Lui même profondément marqué par les événements, l'ancien seigneur projette de fonder un ordre nouveau prônant l'adoration des Huit et la punition des païens.

Lycoris et Aïsha se marie et forme une nouvelle famille à elles seules. Une nouvelle vie qu'elles entament à Martelfell. Et ce malgré le souhait de Gaea d'unir toute les personnes qu'elle aime mais comme le lui a bien dit Mère Anelaïce, la vie est faite de rencontres éphémères. La nibenaise peut-être en revanche certaine qu'Uazu ne la lâchera jamais.

Bilan de la trame des Naevius


La trame des Naevius a été commencer avec l'introduction du personnage de Gaea Naevius en rôleplay durant l'été 2019. Il ne s'agissait pas encore d'une trame à proprement parler mais les éléments d'intrigue ont été introduits tôt.
Tout a commencer à Fort-Venteux avec l'arrivé d'un certain Larrius Lusius puis plus tard d'une impériale répondant au nom de Kaïa.

Le personnage de Kaïa ainsi que l'intrigue étaient en construction à cette époque. Lycoris n'était d'ailleurs pas considérée comme une Naevius. 
L'histoire et les peaufinements qui ont suivi sont apparus au fil des séances. 

L'écriture du Chapitre final de la trame a été amusant. Mais j'ai retardé son exécution à plusieurs reprises à cause de l'instabilité de certaines communautés entraînant le départ des proches de Kaïa. Entre temps, l'histoire a été revu et réécrite et ce jusqu'au dernier moment.

Je considérais important la sortie de la Colovie et de Martelfell avant le Bois noir. Bois noir étant pour moi signe de endgame niveau intrigue RP impérial. Mais la sortie du Bois noir avant les deux autres régions souhaités ont précipiter une condensation de plusieurs Chapitres RP qui auraient du avoir lieu dans des régions différentes et sur la durée.

Dans une période où je ne me vois plus RP sur le long terme, j'ai considéré ma trame comme étant un point final à mes participations. L'exécution même de la trame était compromise mais certains encouragements m'ont pousser à finalement la proposer. J'ai néanmoins averti que selon le déroulement de la trame, la fin sera différente. Et selon la fin que les Larmes auront, je resterai ou non puisque je peux me retrouver avec zéro personnage actif.

Après une légère hype au sujet de ma trame, le lancement a finalement lieu dans une période où je n'ai pas du tout la tête à vouloir RP et encore moins animer. Mais le calendrier est le calendrier donc pas d'excuses il faut lancer.
Au dernier moment, je change de méthode d'animation et improvise en fonction du choix des Larmes.


Alors que ma trame démarre, j'ai décider de supprimer dans son intégralité une intrigue : "les secrets de Demeter". Intrigue qui devait faire se familiariser les Larmes avec l'étrange sœur jumelle de Gaea. J'ai jugé que c'est inutile et mieux vaut commencer l'intrigue dans le vif du sujet.
Je renonce aussi dès le départ à mes principes : le 1 jour IRL = 1 jour IRP. Le nombre important de nouveaux joueurs, non rôlistes occasionnels, me poussent à devoir programmer les séances en avance avec des jours d'écart. Ce qui me sort définitivement de la trame.

Atteindre la bonne fin n'est pas aisé. Les Larmes doivent entretenir une bonne relation avec Aïsha et avoir toute les bonnes options de leur côté. Auquel cas les conséquences seraient regrettables. 
Le but est de marquer psychologiquement les personnages à un moment ou un autre. 

A l'origine, la trame a été écrite pou un groupe d'au moins quatre à cinq personnes. Mais dès la première séance, je me suis mis à animer neuf personnages. 
Misant beaucoup sur les liens forgés entre Kaïa, Lycoris et les Larmes, beaucoup étaient nouveaux au début de la trame et n'étaient naturellement pas impliqués dans le sauvetage d'intruses. Ce qui posa problème.

Je dois tenir un délai d'un mois complet pour la trame mais elle se sera étendue sur deux mois complets. Et dès le départ, je n'étais plus trop là. Interrogeant régulièrement les participants sur s'ils ont aimé la séance ou non. Je me doute que personne n'est assez honnête pour dire "non". Alors je remets ça sur le fait qu'en tant que MJ, je peine à prendre du plaisir car je ne participe pas grandement à l'action si ce n'est pour le côté technique.

Il y a des séances moyennes et des mauvaises séances, tel que je les jugerai moi sur le moment. En rédigeant les résumés, je me rends compte avec surprise qu'il s'en est passé des choses et que les rapports entres Larmes évoluent plutôt bien.

La trame était trop longue à mes yeux et l'intrigue en Colovie est charcuté pour être simple et rapide en une soirée. Toute la partie impliquant l'intrigue religieuse a été supprimer pour ne faire que le sauvetage de départ. La non capture de Tartaros est un choix des Larmes.

C'est chaud d'animer une trame qui a été préparer sur plusieurs années en n'ayant plus grand chose à foutre au moment crucial. J'ai finalement improviser des nouvelles choses jamais prévus mais qui là pour le coup m'ont amusé et étaient à mes yeux les meilleures séances. Je citerai la trahison de Briof, l'isolement des Larmes dans le Temple et la séance finale... qui a été faite en dépit de n'avoir jamais été prévue.

La première arrivée des Larmes dans le Temple aurait du être la dernière. Mais un mauvais choix d'animation sur le boss final m'a salé. Mais vraiment salé. Du coup j'ai ragequit dès le départ. 
La séance finale a été programmée pour corriger cette sortie de piste, sur invitation de certains joueurs qui trouvaient dommage le non sens de la dernière séance : oui, les Larmes avaient de quoi sauver Lycoris mais la séance ratée m'a fait tout dynamité à cause d'un choix d'animation du boss final que je juge dégueulasse de ma part.

La trame est arrivée à son terme et j'avoue que le simple fait d'en finir avec l'animation me fait un grand bien. J'ai déjà animé des trames et cela s'est toujours bien passé même si j'ai toujours amélioré mon animation et donc n'ai pas connu de stabilité. Mais je dirai que ma trame la plus importante reflète ma motivation à RP depuis quelques longs mois.

[Larmes] Un nouvel horizon

Encore en état de choc, il faudra du temps pour que Lycoris s'en remette de cette effroyable expérience. Gaea mais aussi les Larmes ne sont pas prêts d'oublier ce qu'il s'est passé dans la vallée nibenaise en cette 590ème année de l'ère seconde. Même si cette histoire se finit relativement bien, nul ne sait qu'elle magie ou sorcellerie a utilisé l'Etoile. Il est encore tant de mystères insaisissables en ce monde, et sans doute un savoir perdu dans le cas présent.
De retour au village, Aïsha surgit sur Lycoris pour l'embrasser. Voilà une nouvelle expérience à laquelle l'ancienne légionnaire a pu survivre. Mais cette fois, elle a du mettre son destin entre les mains d'un groupe qui a su se souder alors qu'au départ c'était loin d'être gagner. Uazu profite aussi de ces instants pour enfin discuter avec sa cousine éloignée, Lycoris fille de Erina Vena. 


Lycoris doit aussi sa survie au sacrifice de Demeter, sœur de Gaea, qui trouve enfin le repos. Gaea souffre intérieurement de cette perte mais lui a promis de la laisser dans l'Aetherius, parvenant à faire le deuil après avoir eu l'occasion de faire des adieux convenables.
Même si les rencontres restent éphémères, Gaea est bien entourée et peut compter sur ses amis pour se tenir à ses côtés lors de la cérémonie funéraire pour sa sœur jumelle. Un enterrement digne durant laquelle mère Anelaïce s'est assuré que les rites d'Arkay soient respectés, pour que plus jamais le repos de Demeter ne soit dérangé.


Après une triste cérémonie, une cérémonie de réjouissance. Aïsha invitant timidement qui le veut à témoigner de son union avec Lycoris au temple de Mara. Une cérémonie spontanée et éphémère mais qui devait avoir lieu depuis quelques temps déjà. La mercenaire nibenaise garde son armure et le nombril à l'air, quant à la colovienne, elle revêt son armure cérémoniel de la Légion. Oui.. Pas de robe, de toge ou beaux habits. 
Que ce soit l'une ou l'autre cérémonie, Shaehia aura versé des larmes de tristesse et de joie. Llevana qui a assisté à de nombreux funérailles, n'aura été présente qu'au mariage.


Lycoris est reconnaissante envers les Larmes et songe même à les rejoindre. Mais elle aspire à tourner la page, commencer une nouvelle vie avec Aïsha. Avant les derniers adieux, elle trouve le temps de discuter en tête à tête avec sire Freyard. Deux anciens capitaines, l'un de la Légion, l'autre de la Garde du Lion, échangeant sur leur passé.
Contactée par Marcellinus, la colovienne reçoit la visite de son cousin et "frère adoptif" avec un "cadeau" : Tartaros. Lycoris en profite alors pour l'interroger ou du moins passer sa colère sur ce dernier... Mais à quoi rime toute cette violence ? C'est terminé. Le lâche Tartaros cherchait à rejoindre une des trois factions pour offrir ses services et son savoir en échange de sa protection. Il finira derrières les barreaux. 


Quel avenir pour les Naevius ? Il ne reste rien de la famille et celui qui était le patriarche des Naevius coloviens ne possède plus rien. Mais s'il est une chose que Marcellinus promet à l'issue de cette expérience, c'est de fondé à terme un ordre nouveau, dévot aux Huit et purgeant les païens. L'ancienne capitaine décline la main tendu, laissant le colovien seul.
Vient ensuite les derniers adieux avec les Larmes. Uazu peine à se séparer, à peine après l'avoir retrouver, sa cousine ou du moins la dernière personne partageant son sang. Alors la crevassaise ordonne à la colovienne de lui envoyer des lettres que "Kaï" lui lira (elle ne sait pas bien lire). 
Gaea a un sentiment coupable. Elle et sa sœur n'étaient pas des Naevius mais leur histoire a impliqué Lycoris qui n'avait rien demandé. La principale concernée ne lui en veut pas et salut militairement la nibenaise comme au début de leur amitié. 


Alors que les Larmes regagnent leur doux foyer dans le Bordeciel occidental, maître Vidron continue de correspondre avec son étrange interlocuteur par messages interposés. Shaehia elle, renoue avec ses racines paysannes en s'occupant du potager ou des animaux dans la petite ferme.
Avant leur ultime départ de Cyrodiil, Lycoris et Aïsha font un saut par Cœur-Enclume. Là où leur relation a commencé. Se tenant là où elles se sont précisément rencontrées, plaisantant sur les circonstances de cette rencontre. Après une dernière vue sur la ville qui a vu naître la colovienne, les deux jeunes amantes embarquent pour Martelfell.