Après avoir donner rendez-vous à Leonardus Caras pour poursuivre leur échange à l'abris des oreilles indiscrètes, les pélerines voient deux intrus sur le balcon de leur repaire. Elles s'y précipitent pour les intercepter.
A l'entrée, elles entendent les intrus à l'étage. L'un s'exprime : "Je crois que nous avons ce qu'il nous faut", puis un son sourd, intense, et le silence.
Prudentes, les pélerines fouillent méticuleusement le repaire. Personne... Et rien ne semble avoir bouger.
Les intrus n'ont pas pu simplement disparaître ! C'est à les rendre folles. Elles se mettent à bouger les tapis, chercher un passage secret, surveiller les toits des bâtiments en face, bouger les tableaux même si Llevana avouera qu'elle a simplement voulu dégager "cette horreur de ce mur".
Aucun résultat. Jusqu'à ce qu'elles tentent de sonder la magie : il y a des fluctuations, des moments très brefs où la magie est libérée.
Ces fluctuations sont-elles constantes ? Ou est-ce une conséquence directe de la "disparition" des deux intrus ? Il est évident qu'ils contournent le champ de suppression magique... Serait-ce l'objet, que l'homme moustachu tenait dans sa main, qui en est à l'origine ?
Anelaïce est en tout cas formelle : il y avait un dunmer et un impérial. Ce dunmer, il pourrait s'agir de Larrius Lusius. Un nom que la Gaea de leur monde a déjà mentionné par le passé, en plus de figurer dans les recherches de Drusus.
Les intrus ont trouvé quelque chose... Quoi ? Les pélerines l'ignorent.
Au moins elles ont en leur possession les documents de l'enquête de Drusus. Surtout la liste : si les événements à venir sont un moyen d'anticiper le futur, l'altmer s'intéresse aux événements du passé pour tenter de comprendre le début de l'histoire.
Llevana est intéressée par la construction du mur et la découverte de la "cellule souche". Anelaïce, elle, s'intéresse à Leonardus, la liste commençant par son transfert à la prison Poisson d'argent.
La prochaine échéance à venir est la mort de Gaea.
Dans l'immédiat, elles ont un rendez-vous qui les attend dans la grande chapelle honteusement délaissée de Julianos. Leonardus les y attend.
Anelaïce s'excuse par avance pour les questions qui paraîtront inquisitrices. Leonardus, lui, a tout autant de questions : à commencer par d'où elles connaissent son nom.
La prêtresse altmer révèle l'existence d'une liste avec de nombreux événements inscrits et lui paraissant éloquents. Elle mentionne notamment la prison Poisson d'argent.
Leonardus avoue qu'il pense avoir à faire à trois stupides femmes qui ont trouvé un bout de papier avec des notes dessus et prenant celles-ci pour des vérités. Mais la mention de son nom et surtout de la prison Poisson d'argent le convainc d'y prêter une attention particulière.
Le nibénien demande à voir la liste mais les prêtresses préfèrent d'abord le soumettre à une série de questions.
La prison évoque des souvenirs chez le nibénien. Il se nomme, mentionne une Agrippa et d'autres détenus. Ils étaient des sujets d'expériences que menait Bellanus dans le Nibenais à l'époque.
Curieuse, Llevana demande qu'elles étaient la nature de ces expériences mais le nibénien n'en sait pas plus ou ne s'en souvient plus. Quant aux effets communs, beaucoup mouraient ou devenaient fou avant de mourir. Les expériences étaient-elles ratées ? Ont-elles réussies ?
Lui et Agrippa sont les rares survivants de la prison. C'est tout ce qu'il sait.
Leonardus ignore pourquoi il a atterri dans cette prison. Etait-il un criminel ? Ou bien, ironisant, un terroriste ? Car après tout c'est un nibénien.
Il aurait eu un grave accident de cheval. Etait-ce avant ou après l'incarcération ? Il se souvient simplement qu'il est redevable envers la famille de Gaea, raison pour laquelle il la protège et compte la ramener chez elle, à sa famille, dans le Nibenais. Agrippa est d'ailleurs la mère de Gaea.
Llevana évoque une Valéria Naevius, mentionnée dans la liste. Leonardus l'identifie comme étant la grand-mère de Gaea, l'ancienne capitaine de la garde de Bravil.
Valéria enquêtait sur quelque chose puis est morte du jour au lendemain. Le nibénien a des soupçons sur at-Ravus le "nettoyeur". Ce rougegarde est l'actuel chef de la sécurité de Colovia, aussi il met en garde les pélerines contre cet homme et ses gros bras chargés de nettoyer la Colovie contre ses ennemis. Les deux hommes se connaissent mais ne s'aiment pas.
Les prêtresses ne sont pas des guerrières et sans magie, elles doivent faire preuve de prudence. Seul Kas' est en pleine possession de ses moyens.
"Génésis". Ce mot ou ce nom évoque quelque chose chez Leonardus. Il l'a sur le bout de la langue mais ça lui échappe, sa paupière gauche saute. Il mentionne l'un des laboratoires du docteur Bellanus.
Même s'il n'a aucune confiance en le docteur, le nibénien se dit que ce serait une bonne chose si les pélerines le rencontrent si ce n'est pas déjà fait. Toutefois, il invite les prêtresses à bien choisir dans quel ordre elles devront lui poser les questions pour éviter que celui-ci ne se braque ou mente.
Le docteur Bellanus est malgré tout son sauveur. Depuis son accident, Leonardus voit ce dernier tout les 11 de Sombreciel. Un sorte de suivi annuel au motif de lésions et pertes de mémoire.
Un manque de confiance car il sait que Bellanus est impliqué dans de sombres histoires, à commencer par les expériences de la prison Poisson d'argent. Tout le contraire de Gaea qu'il soupçonne d'avoir été contrainte de prendre un des médicaments du docteur bréton.
Il est assez curieux que Gaea ne sache pas mentir et soit excessivement honnête, même là où beaucoup mentent pour se couvrir. Raison pour laquelle il est souvent à ses côtés pour la protéger dans le cas où elle contrarierait les mauvaises personnes.
Si Gaea pense que Bellanus est un homme bon et qu'il devrait être béni des Huit, Leonardus pense au contraire que le bréton est un démon incarné, un Daedra... Ce n'est qu'une image bien sûr mais ça en dit long sur ses opinions.
Comble de malchance, ce bréton est le seul à être bienveillant et à les accepter comme patients.
Curieuse, Anelaïce obtient l'autorisation du nibénien pour l'ausculter : il n'a rien, mais il y a comme un vide, un trou... conséquence d'une lobotomie ?
Comprenant que ces femmes veulent agir pour le bien, Leonardus divulgue volontiers la localisation de la résidence de Gaea ainsi que l'adresse de la boutique de Gloria Manaha. Gloria Manara ayant quitté la région il y a quelques temps déjà.
Il révèle également que l'Université de Gwylim a fermé il y a de nombreuses années. C'est aujourd'hui une bâtisse abandonnée dans Skingrad.
Si Anelaïce n'est pas contre l'idée que Leonardus prenne connaissance de la liste, elle se demande si c'est une bonne chose. Après tout, Leonardus est un acteur des événements présents.
Le nibénien accepte de ne pas prendre connaissance de la liste. Au besoin, ils se retrouveront.
Avant de se quitter, le nibénien met en garde les pélerines : leur échange a peut-être était espionné. Non pas par Bellanus ou le Club de Chasse, mais par une autre entité. Des individus qui apparaissent généralement lorsqu'on touche au but et que ça les dérange.
Là dessus, les pélerines et Leonardus se quittent. Les prêtresses se mettent en quête des sous-sol de l'ancienne université bien que leur document de référence mentionne la "dimension originelle". Mais quelle est cette dimension ?







