mercredi 28 janvier 2026

[Siielyn] En quête de réponses


Quelques jours ont passé depuis cette histoire de racine nourricière.
Dans la Forestaube, Siielyn remarque qu'il y a comme moins d'oiseaux par endroits. Et ce n'est pas la seule chose qu'elle ait pu constater : quelques arbres se mettent à flétrir et ce n'est pas bon signe.
Sa curiosité l'amène à Vashabar, voir dans quel état est la racine nourricière de l'autre jour. Elle voit que la racine a cessé de dépérir et que l'eau qu'elle suinte n'a plus la même odeur.

Après avoir obtenu les premiers soins pour sa main gonflée, des suites de l'affrontement contre Turris, Siielyn observe un rassemblement d'habitants sur la place centrale de Vashabar.
Une parle-nature s'adresse aux habitants, l'air grave. Si le Vert a été clément en rendant sa vigueur à la racine nourricière de la colonie, plusieurs arbres de la Forestaube sont frappés du même sort. Forestaube est jeune, mais est le fruit de Nantharion.. C'est une forêt artificielle même si réelle. Malgré tout, tous ici y sont attachés car c'est leur forêt, leur foyer. Elle enjoint chacun à prier Y'ffre pour que le Vert face de nouveau preuve de clémence.

Alors qu'elle s'apprête à repartir dans la Forestaube, la Foudre est surprise par la trameuse Navya qui était restée en retrait pour écouter la parle-nature.
Les nouvelles sont peu rassurantes. La Forestaube semble se flétrir.. Et l'ombre de la Remémorance refait surface avec la Légion de la Sève d'arbre ou du moins, une partie de ses membres qui cherchent le conflit avec les coloviens qu'ils tiennent pour responsable de la situation.
La jeune trameuse est débordée. Elle doit se rendre sur les différents sites où les arbres sont mourants tout en conseillant la parle-nature Darolith. Elle n'a pas encore de réponses quant aux questions que Siielyn lui a posé. En revanche, elle a constaté que la chasseuse qu'elle lui a ramené l'autre jour avait comme perdu son essence vitale.
Entre ce qu'il se passe dans la Forestaube, cette chasseuse et la brume, voilà qui interroge Siielyn qui commence à avoir des soupçons. Elle recommande à la trameuse d'être prudente si une brume apparaît.

De nouveau seule dans la Forestaube, Siielyn voit que la brume se lève. Elle se dit que la conteuse n'est pas loin et commence à la chercher depuis les hauteurs.
Comme le signe de l'évidence, la conteuse est bien là mais comme désemparée et pressée. Elle dessine un cercle de glyphes dans la terre, et complète le tout avec des pétales avant de s'installer. La conteuse murmure un chant qui raisonne avec les racines. 
Siielyn voit que ces racines se mettent à vibrer, que l'air est plus pure, et une lumière apparaît. Le vent lui amène des murmures indistincts. Elle décide d'approcher.

Les branches de l'arbre commencent à bouger... Puis Siielyn interpelle la conteuse, la surprenant et faisant s'interrompre le rituel.
Le sol se met à trembler, le regard de la conteuse retourne aussitôt à l'arbre qui commence à flétrir à une vitesse alarmante, convulsant, se rétractant.
Siielyn tire la conteuse hors de son cercle, l'éloignant de l'implosion spectaculaire. Le rituel a raté, et l'arbre est mort.

La conteuse est sans voix, tremblante, meurtrie. Elle reproche à Siielyn d'avoir interrompu le rituel, d'avoir tuer cet arbre.
Mais pas le temps pour les reproches, elle doit rapidement effacer toute traces du cercle et partir loin avant que les autorités de Vashabar ne la trouve. Une douleur à la poitrine l'immobilise quelques instants, la Foudre décide de l'aider.

La réaction de la conteuse attise la sympathie de Siielyn. Mais une question demeure... Est-ce que ces rituels, ces contrats, ont un prix ? Un contrecoup ? Que l'essence vital d'un lieu est transmis à un autre ?
Reprenant ses esprits mais toujours épuisée, la conteuse trouve la remarque pertinente mais doute que ce soit le cas. Elle l'affirme, ce n'est certainement pas de son fait, elle veut protéger la Forestaube sinon la sauver car comme pour Siielyn, c'est son foyer.
Son rôle consiste à stabiliser ou à accomplir des rites de contention. Elle intervient sur le Vert, aidée de "certaines entités ou choses", ne laissant pas Y'ffre lui-même décider. Cette brume l'aide à rester cacher, désorientant quiconque représente une menace pour elle.

La conteuse reconnaît que sa magie ancienne et bannie exige une compensation. Elle n'a pas le contrôle là dessus, c'est la forêt qui décide. Du moins, ceux qui à l'aube du Pacte Vert ont été désignés pour observer, conserver et rappeler.
Siielyn fait alors le parallèle avec la spriggane. Une vie contre une autre en somme ? Mais la conteuse doute que son rituel aille jusqu'à ôter la vie d'une personne. Selon elle, la chasseuse a probablement provoquer la colère de l'Esprit.

Qui est-elle au juste ? Est-elle seule ? Siielyn est bien décidée de rester aux côtés de la conteuse, peu importe qu'elle le veuille ou non. Ne serait-ce que pour la protéger.
La conteuse semble assez jeune. Elle révèle que ses mentors sont mort trop tôt, éliminés par ces prêtres d'Y'ffre qui dictent le Pacte Vert. Elle a dû poursuivre ses enseignements seule, sans être vue et en évitant les lieux où la guerre fait rage... Même si paradoxalement, c'est là où la terre tremble qu'elle et ses mentors se rendaient.
Il y a un certain refus de laisser mourir les choses. Le nouveau est une chose, remplacer en est une autre.


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