dimanche 4 janvier 2026

[Cohorte] Professeur, Expérience, Portail

Le Neuvième Divin a été vaincu, la Porte d’Aetheria se disperse. La paix fragile revient sur le Weald occidental… mais l’atmosphère demeure sombre.
L’escouade Lune rouge est appelée à rejoindre le capitaine Turris dans une cabane isolée des hautes terres. Siielyn demeure toutefois absente depuis l’autre jour, ce qui interroge le légionnaire Caminus.
En approchant de ladite cabane, l’escouade entend des coups, comme donnés contre un sac de frappe. Non… c’est le capitaine qui passe à tabac un malheureux cloué sur sa chaise. L’aide-de-camp Tithis le fait prévenir que son escouade est arrivée.
Un capitaine à l’allure bestiale vient contempler son œuvre, prenant sous son bras la bosmer Kalaëh… « Ils finissent toujours par parler. » Puis il revient vers le malheureux, qu’il achève d’un coup de pied au thorax.

Le capitaine Turris réitère sa fierté envers son escouade, les qualifiant de héros et que la reconnaissance de Skingrad les attend. Mais il reste des détails à régler. Il ordonne à ses soldats de prendre le corps de l’individu et de suivre les instructions de son aide-de-camp.
Les légionnaires sont médusés. Kalaëh ne comprend pas ce qu’il se passe et en est d’autant plus hors d’elle.
Menée par l’aide-de-camp de la cohorte, l’escouade se rend dans une vieille tour de garde abandonnée.
Un légionnaire les y attend, il a creusé une fosse pour y jeter le corps. Mais sans que personne n’ait le temps de réagir, Tithis poignarde à mort le légionnaire qui tombe dans la fosse.
La stupéfaction est générale. Tithis justifie son geste, qualifiant le légionnaire de traître ayant fourni des informations cruciales aux dégénérés de la secte.


Avant de partir, Tithis briefe l’escouade Lune rouge pour la suite. La secte est tombée, mais il demeure des lieutenants qu’il faut éliminer pour éviter qu’ils ne lèvent une nouvelle armée en quête de vengeance. Par chance, l’individu interrogé dans la cabane a dévoilé leurs cachettes.
L’escouade doit donc faire route vers le prieuré de Weynon où l’un de ces lieutenants, Marcus Cosa, est caché.
La pluie revient, la foudre gronde. L’escouade s’apprête à exécuter l’ordre non sans débats entre camarades sur ce qu’il se passe. Siielyn fait alors irruption.
Des retrouvailles assez tendues… Siielyn reproche à ses camarades de ne pas avoir empêché les meurtres auxquels ils ont assisté, et vise particulièrement Zalaro-Jah, qui semble lui sortir des yeux.
Les reproches fusent, la tension monte puis redescend. Le capitaine est louche, étrange… et qui de mieux que ses ennemis pour en apprendre plus à son sujet ? Du moins selon le khajiit.

L'escouade désormais au complet fait route vers la Grande forêt pour y retrouver le lieutenant de la Porte d'Aetheria.
Une fois au prieuré, un prêtre des Divins gardant une crypte demande aux légionnaires et mercenaires de repartir : il n’accepte pas leur présence, et encore moins l’idée que le sang soit versé en ce lieu.
Les légionnaires pensent alors avoir affaire à un cultiste, brandissant un prospectus de propagande de la secte et se présentant comme des adorateurs du Neuvième Divin… Avant de comprendre qu’ils ont affaire à un véritable prêtre des Huit Divins et qu'ils affirment ne pas penser un mot de ce qu'ils disaient.
En gage de bonne foie, l'escouade Lune rouge dépose les armes et demande à parler au cultiste qui accepte finalement de se montrer.
Marcus les supplie de ne pas lui faire de mal, jurant de partir loin avec sa femme et ses enfants une fois cet échange terminé.
L'escouade noue le dialogue, espérant que le cultiste leur apprenne quelque chose sur leur capitaine.


L’ancien lieutenant de la secte ne sait pas grand-chose sur le capitaine Turris. En revanche, l’un des cultistes qu’il commandait avait disparu, comme tant d’autres. A ceci près que celui-ci était miraculeusement revenu, marqué et en état de choc, avant de rendre l’âme.
Ses dernières paroles étaient floues, sans doute délirait-il ? Mais il aurait mentionné le capitaine Turris, un professeur elfe noir qui emmenait les captifs dans une sorte de prison pour y mener des expériences, ainsi qu’un portail. "Cela ressemblait à notre monde, mais ce n’était pas notre monde".
Cette histoire fait réagir l’escouade. Mais dans l’immédiat, ils ont besoin d’une preuve que le lieutenant est mort. Le prêtre propose alors de maquiller le corps d’un récent défunt.
Zalaro-Jah et Caminus entament un long débat sur la preuve idéale à présenter au capitaine : ils estiment que couper le bras de l’individu jeté dans la fosse plus tôt serait une excellente idée, faisant une fois de plus rouler des yeux les elfes.
Kalaëh souhaite mener son enquête à l’avant-poste de la Stride, craignant toutefois d’être repérée. Elle est moquée par les légionnaires quant à l’idée de se « rapprocher du capitaine ».
Siielyn quant à elle, décide de retourner à Skingrad pour y retrouver Valéria. Il y a déjà assez de preuves pour arrêter le capitaine Turris, et s’il y a bien quelqu’un pour appuyer leur témoignage c’est Valéria.

En tant que capitale du Weald occidental, Skingrad est une grande ville. Retrouver la capitaine Valéria relève d'une mission impossible, d’autant plus qu’elle n’est pas là où elle s’était entretenue avec Siielyn plus tôt dans la journée.
Après avoir été guidée par des légionnaires patrouillant ici et là, la Foudre retrouve finalement la véritable capitaine de la cohorte de la Stride.
La bosmer a très mauvaise mine, elle est d’humeur sombre. Elle ne cache pas sa déception envers les légionnaires de la cohorte, les qualifiant d’assassins et annonçant qu’ils comptent déterrer des morts.
Entre cela, un capitaine absent se comportant comme un bandit, et la sale mine de l’elfe, la capitaine Valéria est hors d’elle. La colovienne ne comptait pas agir sans l’aval de sa hiérarchie, mais elle change d’avis. Toutefois, elle n’interviendra pas en tant que légionnaire.
Valéria révèle que le capitaine Turris est un ancien contremaître d'une mine. Avec la richesse accumulée, il s’est payé une commission d’officier. La Légion manquant cruellement d’effectifs, tout volontaire est le bienvenu, y compris des individus comme Turris. Elle le dépeint comme une bête sauvage, sautant sur ses adversaires et les battant à mains nues jusqu’à ce qu’ils perdent connaissance avant de célébrer sa victoire autour d'une bouteille.


En chemin pour la vieille tour de garde abandonnée, Valéria entend les préoccupations de Siielyn quant à l’impérialisation de Vashabar. La colovienne pense qu’il ne s’agit que d’une façade destinée à rassurer les coloviens encore réfractaires, et ne faisant pas la différence entre Vashabar et la Remémorance.
Quant à la Légion de la Sève d’Arbre, elle estime que seuls les termes « légion » et « légionnaire » sont impériaux : dans les faits, les légionnaires de Forestaube, malgré leur uniforme, restent authentiques à leur manière. Leurs armures sont personnalisées, chaque bosmer exprimant sa propre individualité.
Pour elle, Vashabar demeure un allié, voire un ami de Skingrad, et cette façade impériale s’estompera bien assez vite.
Arrivés à la tour de garde, il semble que Zalaro-Jah et Caminus n’aient pas encore commencé leur œuvre, débattant sans doute encore au prieuré ou en chemin.

Kalaëh arrive à l’avant-poste de la Stride sous une pluie battante, accompagnée d’un orage grondant.
L’elfe des bois apprend des gardes que le capitaine est absent et que sa requête devra attendre. Elle est néanmoins autorisée à entrer dans le bâtiment principal pour se restaurer après sa longue route.
Une fois à l’intérieur, la bosmer doit se frayer un chemin jusqu’au bureau du capitaine sans se faire repérer. Plus de peur que de mal, elle parvient à se faufiler tout en distrayant les légionnaires afin de se dégager le passage.
Dans le bureau, Kalaëh se met aussitôt au travail. La fouille s’annonce plus délicate que prévu : elle casse une poignée de tiroir et force un coffre, attirant inévitablement par le bruit un haut gradé qui, fort heureusement, ne la repère pas.
En fouillant les documents et correspondances, l’elfe découvre la volonté du capitaine Ursus de rester en poste tout en confiant à l’aide-de-camp Tithis le soin d’éloigner Ionus, ainsi qu’une lettre de Tithis faisant l’éloge du capitaine Turris en comparaison de ses "piètres" prédécesseurs.
L’elfe des bois a également entendu certains légionnaires dire que Turris et Tithis agacent plus d’un soldat, et que l’aide-de-camp a pris une assurance excessive auprès du capitaine actuel.


Mais le document qui attire le plus l’attention de Kalaëh est une correspondance d’un professeur "L", se disant extrêmement déçu du capitaine Turris pour ne pas avoir tenu ses engagements. Une sorte de mise en garde, parmi tant de documents, dont un étrange schéma représentant un portail et des notes relevant davantage du délire que du rationnel.
Alors qu’elle scrute le document, la bosmer est surprise par l’aide-de-camp Tithis, qui lui impose un dilemme : soit il alerte l’avant-poste et s'en est finit d'elle, soit elle tue Valéria Ionus et gagne la confiance du capitaine.
Kalaëh refuse de tuer la capitaine Valéria et se voit donc emmenée devant le capitaine Turris, dans son domaine. Secouée et les yeux humides, elle dénonce à haute voix le complot du capitaine et de son aide-de-camp, mais ne trouve aucun soutien immédiat.
Certains légionnaires, abasourdis, lui confient à voix basse qu’ils ont confiance en elle et lui proposent même de "disparaître" pendant le trajet. Kalaëh refuse, tenant absolument à confronter le capitaine.
La confrontation est directe et franche : la bosmer se joue du sort du capitaine, vendu à un professeur qui lui a confié ses secrets. Agacé et perdant patience, Ursus la frappe jusqu’à lui faire perdre connaissance. Avant de s’évanouir, elle aperçoit un homme au chapeau entre les vignes.

Les légionnaires Zalaro-Jah et Caminus finissent par arriver à la vieille tour de garde afin de déterrer les corps et de couper une main : la preuve tant voulue, bien que le rougegarde laisse la sale besogne à son camarade visiblement plus expérimenté en la matière.
À leur grande surprise, Valéria apparaît. La colovienne assène un coup de poing au visage du khajiit, exprimant sa profonde déception et regrettant que les légionnaires de sa cohorte se comportent comme des criminels.
Gêné, Caminus justifie leur acte par une volonté de sauver leur peau, le capitaine actuel étant dangereux ; ces corps enterrés sont de son fait.
Valéria regrette la complicité de ses hommes. Selon elle, il y a suffisamment de preuves pour remonter les incidents à l’état-major. Toutefois, Zalaro-Jah et Caminus estiment que leur parole n’a que peu de poids, et que c’est ce même état-major qui a nommé Ursus à la tête de la cohorte.
Le groupe est divisé, à l’image de Siielyn et Zalaro-Jah de nouveau en conflit. Mais l’urgence est ailleurs : Kalaëh est absente. Il faut la retrouver, réunir l’escouade et, peut-être, mettre fin à cette mascarade.


Les légionnaires stationnés à l’avant-poste révèlent que Kalaëh n’est plus sur place : l’aide-de-camp Tithis l’aurait surprise en train de fouiller le bureau du capitaine. Plus grave encore, elle aurait hurlé qu’elle refusait de tuer la capitaine Ionus, contrairement à l’ordre reçu.
Siielyn fulmine et exige que l’on lui révèle immédiatement où sa camarade a été emmenée. Les légionnaires s’exécutent.
La capitaine Valéria reste sur place, s’occupant personnellement de l’aide-de-camp Tithis, tandis que l’escouade part porter secours à la bosmer, ce qui implique de confronter le capitaine Ursus dans son propre domaine.
Le domaine Turris est un vaste terrain viticole  dans les hautes terres, gardé par des mercenaires. Ces derniers laissent l’escouade approcher, le capitaine ayant fait savoir qu’il les attendait.
Les retrouvailles ne se font pas attendre : Kalaëh est attachée aux pieds du capitaine Turris déjà mécontent du temps mis par son escouade pour accomplir sa mission.
Le capitaine colovien jette la bosmer aux pieds de ses camarades d’un coup de pied dans le dos, leur ordonnant de l’éliminer pour haute trahison, après quoi ils discuteront de la suite.

Dans un enchaînement rapide, Zalaro-Jah lance son couteau dentelé sur l’une des mercenaires de Turris, tandis que Siielyn fracasse les parties intimes du capitaine. Caminus, avec plus de difficulté, met hors d’état de nuire la seconde mercenaire en la frappant à un point faible de son armure. Enfin, le khajiit abat le dogue qui l’avait mordu à l’épaule mais sans grande gravité grâce à son armure.
Ursus immobilisé, Kalaëh regarde autour d’elle et se précipite dans la propriété, fouillant chaque salles, chaque couloirs, à la recherche de l’homme au chapeau… mais en vain.
Viennent alors les explications.
Ursus et Tithis sont démis de leurs fonctions et arrêtés. Valéria reprend son commandement, Tithis n’étant plus en mesure d’œuvrer au maintien du capitaine déchu. Le professeur L demeure introuvable, tout comme l’homme au chapeau… Qui sait s’ils reviendront un jour, d’une manière ou d’une autre ?
La capitaine Valéria appelle son escouade à se comporter comme des soldats et non comme des criminels, à éviter autant que possible les tueries aveugles et à honorer les ennemis vaincus au combat. Elle s’excuse ensuite pour son absence prolongée, reconnaissant sa part de responsabilité dans l’implosion de la cohésion de la cohorte sous Ursus.
Enfin, les choses semblent revenues à la normale… Mais pour combien de temps ?

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